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lundi 2 juillet 2012

Christine Boutin : "Le mariage gay n'est pas un problème de droite ou de gauche, mais un problème de société"



Christine Boutin répond à la question du mariage accordé aux personnes du même sexe. Pour elle  "le mariage gay n'est pas un problème de droite ou de gauche, mais un problème de société".



Christine Boutin : "Le mariage gay n'est pas un... by rtl-fr
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vendredi 8 juin 2012

Les conseils évangéliques


Les conseils évangéliques
Magistral enseignement du Père Marie-Dominique PHILIPPE... à lire (jusqu'au bout), à méditer, à relire. Ce texte a une particularité il peut vous "convertir" !
 
Comme l’a rappelé le concile Vatican II : « Les conseils évangéliques de chasteté vouée à Dieu, de Pauvreté et d’obéissance, étant fondés sur les paroles et les exemples du Seigneur (…), constituent un don divin que l’Eglise a reçu de son Seigneur et que, par sa grâce, elle conserve fidèlement » (Lumen Gentium, 43). Mais l’esprit des conseils évangéliques, s’il est vécu de la manière la plus parfaite pour ceux qui consacrent toute leur vie à Dieu dans la profession religieuse, n’est certes pas réservé aux religieux. Il faut donc essayer de comprendre comment, en tant qu’Epouse du Christ (Eph 5,25 ; Ap 21,9), l’Eglise doit vivre dans tous ses membres de cet esprit de pauvreté, de chasteté et d’obéissance qui résume en quelque sorte les Béatitudes évangéliques (Mt 5,3-10) dont Jésus lui-même a vécu et elle les met à notre portée d’une manière toute pratique, pour que la charité puisse pleinement s’épanouir en nous.
 
Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, c’est la première Béatitude, celle qui montre le mieux le passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance, en Jésus qui est le pauvre par excellence. L’amour est toujours lié à la pauvreté, à bien plus forte raison l’amour divin. Pour aimer vraiment, pour recevoir vraiment celui qu’on aime et qui devient pour nous une source d’amour qui nous attire, il faut être pauvre : on devient le mendiant de celui qu’on aime. La pauvreté intérieure est un dépouillement de nos propres droits. Le pauvre est celui qui accepte de ne pas avoir de droits pour être toujours plus mendiant de la miséricorde.
 
Il faut bien distinguer « l’esprit de pauvreté » de « la pauvreté de fait ». La pauvreté de fait c’est manquer de ce dont on a besoin pour vivre (pain, gîte, habits …), c’est ne pas avoir reçu une instruction qui aurait pu nous permettre de faire des choses intéressantes, c’est ne pas avoir reçu une éducation qui nous aurait permis d’acquérir telle ou telle vertu. Ces pauvretés de fait, nous les vivons souvent soit dans une attitude de résignation, soit en faisant un complexe d’infériorité. En réalité, si nous sommes chrétiens, ces pauvretés demandent à être assumées dans un esprit de pauvreté. Si Dieu a permis que notre intelligence ou notre cœur ne soient pas aussi développés qu’ils auraient pu l’être, c’est pour que nous puissions assumer ces pauvretés dans l’amour, en comprenant que toutes ces blessures sont permises pour que nous soyons davantage mendiants du cœur de Jésus.
 
Mais si on distingue pauvreté de fait et esprit de pauvreté, il faut bien comprendre que l’esprit de pauvreté demande de s’incarner dans certaines pauvretés de fait. Il est impossible de garder un véritable esprit de pauvreté s’il ne s’incarne pas, s’il ne se concrétise pas dans tel ou tel manque, telle ou telle privation.
 
L’esprit de pauvreté agrandit notre cœur, il nous empêche de nous replier sur nous-mêmes et d’être pharisiens. La suffisance spirituelle est une chose terrible parce qu’elle nous empêche de grandir. C’est directement contre elle que lutte l’esprit de pauvreté, qui nous rend totalement relatifs à Jésus parce que nous savons que sans lui nous ne pouvons rien faire (Jn 15,5). Revêtus alors de la miséricorde du Christ, nous avons la richesse même de celui qui, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous (2 Co 8,9). Nous sommes envahis de sa miséricorde et revêtus de sa splendeur intérieure, la plénitude de sa grâce.
 
L’esprit de pauvreté est d’une certaine manière le gardien de l’esprit de chasteté. L’esprit de chasteté (qui s’achève dans un esprit de virginité) consiste à aimer « divinement » (aimer de charité) notre corps, notre sensibilité, notre imagination.  Cet esprit, qui exige une très grande pureté et limpidité du cœur, nous fait comprendre que l’amour qui s’exprime à travers notre sensibilité, nos passions, notre imagination et notre instinct, reste un amour très limité. Cet amour, qui est très enraciné dans notre corps puisqu’il touche en nous la nature humaine, nature charnelle, est un amour égocentrique. Par l’instinct et la passion, on veut satisfaire des besoins immédiats ; et l’instinct (l’instinct sexuel ou l’instinct qui se porte sur la nourriture et la boisson) implique toujours un retour sur soi. C’est une jouissance immédiate qu’on cherche : ce n’est donc pas un véritable amour, car le véritable amour exige un dépassement, il demande d’aimer l’autre pour lui-même. La « concupiscence de la chair » (1 Jn 2,16) doit être dépassée pour que l’amour véritable s’empare complètement de notre cœur. Ainsi, comme l’esprit de pauvreté, mais d’une autre manière, l’esprit de chasteté agrandit notre cœur à la dimension d’un amour plus parfait, beaucoup plus grand. Il ne s’agit pas de lutter contre l’instinct et les passions en mettant uniquement des barrières : «  C’est défendu, donc je ne le fais pas » (attitude stoïcienne). C’est quelque chose qui, de l’intérieur, va pouvoir assumer l’instinct et les passions pour les apaiser et leur permettre d’être dépassées par un amour plus grand.
 
L’esprit de chasteté, qui est un esprit évangélique et qui provient donc de l’Esprit-Saint, de la plénitude de l’amour divin, ne vient pas brimer de l’extérieur : il assume et transforme de l’intérieur. En effet, même l’instinct est un certain appel à l’amour, mais très limité, très égocentrique. Il faut donc que, de l’intérieur, l’esprit de chasteté arrive à saisir ce qu’il y a de juste dans cet appel et dans la passion, pour les dépasser ou les assumer dans un amour plus parfait.
 
L’esprit d’obéissance est peut-être ce qu’il y a de plus difficile à vivre dans le climat d’aujourd’hui. En effet, l'influence freudienne va directement contre l'esprit d'obéissance. Dans la perspective de Freud, l'obéissance est source de refoulement et elle doit être dépassée. On l'admet à la rigueur (et encore, pas toujours) pour l'enfant, mais ensuite on ne l'accepte plus. En fait, déjà Aristote n'admettait l'obéissance que pour l'enfant  et la femme (qui, selon lui, n'était pas capable d'exercer vraiment la prudence). Ainsi, l'obéissance serait réservée à ceux qui ne sont pas capables d'exercer la prudence; l'homme prudent n'aurait plus qu'à obéir à des choses extérieures, à respecter les lois civiques, payer ses impôts, etc. Ainsi comprise, l'obéissance est réduite à bien peu de chose. Or ce qui est extraordinaire dans l'Evangile, c'est que l'obéissance prend tout. Et cela, Jésus l'a voulu dès le premier instant de son Incarnation (He 10,5-9), et c'est dans l'obéissance qu'Il a terminé sa vie : Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort... (Phi 2,8).
 
Pourquoi l'obéissance, en terre chrétienne, prend-elle cette dimension et devient même un « esprit » d'obéissance ? Parce que Jésus veut que nous soyons enfants du père, dans les ténèbres de la foi et la pauvreté de l'espérance. Or, entrer dans cette intimité avec le Père exige de nous un grand dépassement, précisément parce que nous ne tendons plus vers un bonheur humain, mais vers un bonheur divin. L'obéissance est ce qui permet le mieux ce dépassement, puisque dans l'obéissance on accepte de mourir à son jugement propre. Nous acceptons de perdre ce jugement pratique qui organiserait notre vie selon notre propre prudence, pour recevoir le jugement de celui qui exerce sur nous l'autorité. L'obéissance, en effet, nous lie directement à l'autorité sur nous, et on reçoit ce commandement de celui qui a l'autorité suprême du Père. Toute autorité est paternelle.
 
Pour bien comprendre cet esprit d'obéissance, il faut toujours bien distinguer « autorité » et « pouvoir ». C'est l'origine de l'opposition si violente de Freud à l'égard de l'obéissance : il a confondu le pouvoir, qui peut devenir tyrannique, avec l'autorité. L'autorité est un service : on aide celui qui nous est soumis, dont on est responsable. On l'aide, et on vit avec lui comme « en cordée », pour pouvoir monter plus vite et avec plus d'assurance vers la volonté du Père, vers Jésus qui nous attend. Toute autorité doit être vue dans ce lien avec l'autorité première du Père et ainsi nous aider à aller plus loin, à sortir de nos propres limites, de nos petitesses, pour entrer dans une intimité d'amour plus profonde.

L'obéissance présuppose l'amour et, quand il s'agit de de l'esprit d'obéissance, elle s'achève dans l'amour. C'est alors quelque chose de très grand, puisque dès qu'on obéit, on fait œuvre commune avec celui qui exerce l'autorité sur nous. Et du fait même qu'on fait œuvre commune avec lui, on a toute la grandeur de son regard : on n'est plus enfermé sur soi et on a la vision même de Dieu sur nous. Mais évidemment, cela exige de mourir à nous-mêmes, à notre jugement propre. C'est pour cela que l'obéissance chrétienne nous lie toujours à la Croix du Christ et nous fait vivre un peu du même mystère que lui. Nous nous offrons au Père, à son autorité paternelle, nous lui offrons notre propre volonté en holocauste d'amour, pour que ce soit la volonté de Dieu qui s'empare de nous et qui oriente toute notre vie.

Père Marie-Dominique Philippe O.P
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jeudi 7 juin 2012

Il y a trois personnes en un seul Dieu : c'est la Trinité !

Les chrétiens croient en Dieu le Père Créateur, en son Fils Jésus et en l'Esprit-Saint. Il y a trois personnes en un seul Dieu : c'est la Trinité. 
Ainsi, l'Esprit-Saint est lui-même Dieu. Avant de mourir, Jésus annonce à ses apôtres qu'il va leur envoyer l'Esprit de vérité, pour qu'ils comprennent en profondeur son enseignement et puissent en témoigner. C'est ce qui se produit le jour de la Pentecôte.

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Le dimanche doit être libre pour la famille et pour Dieu


Le dimanche doit être libre pour la famille et pour Dieu.
Benoît XVI espère que le récent rassemblement de Milan suscite un regain d’intérêt à l’égard de la famille. A l’audience générale ce mercredi, le Pape est revenu sur la VII° rencontre internationale des familles à laquelle il a lui-même participé les trois derniers jours, du 1er au 3 juin. Plus d’un million de personnes ont pacifiquement envahi les rues de Milan, témoignant de la beauté de la famille. Pour Benoît XVI, c’est un message d’espérance pour l’humanité. La cause de la famille est aussi celle de l’homme et de la civilisation – a-t-il relevé. Devant des milliers de personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre, le Pape a parlé d’Épiphanie éloquente de la famille, dans la diversité de ses expressions mais dans l’unicité de son identité : une communion d’amour, fondée sur le mariage, appelée à être le sanctuaire de la vie, petite Eglise, cellule de la société. L’amour fidèle, pour toujours et ouvert à la vie, est exigeant – a reconnu Benoît XVI – mais il est possible de le vivre, et de le vivre dans la joie. Le Pape souhaite également que les familles participent à la mission de l’Eglise et à la construction de la société.    
Revenant sur le concert à la Scala de Milan, il a souligné que les notes de la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven ont exprimé l’universalité et la fraternité que l’Église ne cesse de promouvoir en annonçant l’Evangile. Benoît XVI n’a pas manqué d’évoquer les souffrances causées par la crise économique. Par ailleurs, il a une nouvelle fois tourné ses pensées vers les sinistrés du tremblement de terre en Italie. Dieu est proche des hommes, Il partage leurs souffrances –a-t-il dit. 

Enfin, il a remercié publiquement le président du Conseil italien, Mario Monti, qui était présent, dimanche à la messe conclusive de la rencontre.                      


Texte de l’allocution prononcée par le Pape en français

Chers frères et sœurs, la rencontre avec les familles à Milan a été un évènement inoubliable dont je remercie Dieu. La famille est l’avenir de l’humanité ; les jeunes y apprennent les valeurs qui donnent sens à leur existence, ils naissent et grandissent dans cette communauté de vie et d’amour que Dieu a voulue pour l’homme et la femme. À la suite des témoignages des couples et des enfants de divers continents, j’ai rappelé que, pour surmonter les difficultés rencontrées par la famille, il faut préserver le temps en famille, menacé par une prédominance des engagements dus au travail. Le dimanche, jour du Seigneur, doit être libre pour la famille et libre pour Dieu.                   

Je remercie les Autorités et les milanais qui m’ont accueilli avec tant de chaleur dans leur ville. L’hymne à la joie de Beethoven a résonné comme un écho de la fraternité et de l’universalité du message de l’Évangile que l’Église propose inlassablement. J’ai invité les adolescents enthousiastes à accueillir les dons du Saint-Esprit pour grandir en chrétien et dire « oui » à l’Évangile de Jésus. Chers amis, ces jours ont été une Épiphanie de la famille. Que la communauté ecclésiale soit toujours plus une famille reflétant la beauté de la Sainte Trinité et capable d’évangéliser par le rayonnement de l’amour vécu, seule force qui peut transformer le monde ! 


 Source : Radio Vatican
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mardi 16 août 2011

Comment sont les gens?


Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s’approcha et lui dit : Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieil homme lui répondit par une question :
Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?

Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.

Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question : Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieille homme répondit de même :
Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?

Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?

Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son cœur.
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Faites-en un bon délinquant

Il s’agit de 12 règles, données par la police de Seattle, dans l’Etat de Washington, aux USA, proposées aux parents qui désirent faire de leur enfant un bon délinquant :

1. Dès l’enfance, donnez-lui tout ce qu’il désire. Il grandira en pensant que le monde entier lui doit tout.


2. S’il dit des grossièretés, riez, il se croira très malin.

3. Ne lui donnez aucune formation spirituelle. Quand il aura 21 ans, « il choisira lui-même ».

4. Ne lui dites jamais : « C’est mal » Il pourrait faire un complexe de culpabilité. Et plus tard, lorsqu’il sera arrêté pour vol de voiture, il sera persuadé que c’est la société qui le persécute.

5. Ramassez tout ce qu’il laisse traîner. Ainsi, il sera sûr que ce sont toujours les autres qui seront responsables.

6. Laissez-lui tout lire. Stérilisez la vaisselle, mais laissez son esprit se nourrir d’ordures.

7. Disputez-vous toujours devant lui. Quand votre ménage craquera, il n’en sera pas choqué.

8. Donnez-lui tout l’argent qu’il réclame. Qu’il n’ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu’il ait les mêmes difficultés que vous.

9. Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boisson, confort, sinon il sera «frustré ».

10. Prenez toujours son parti. Les professeurs, la police lui en veulent à ce pauvre petit!

11. Quand il sera vaurien, proclamez vite que vous n'avez jamais rien pu faire.

12. Préparez-vous à une vie de douleur ; vous l’aurez.

Pour éviter qu’il devienne délinquant, le plus important est d’accorder du temps, de l’amour, des limites et, de la stabilité à l’enfant, de communiquer ouvertement avec lui et de lui montrer l’exemple. Ce n’est pas simple tous les jours, mais c’est le meilleur chemin.

Rosette POLETTI (infirmière, pédagogue et psychothérapeute) avec la collaboration de Barbara Dobbs.
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Es-tu une carotte, un oeuf ou du café?

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu'elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.
Sa mère l'amena alors à la cuisine et remplit trois casseroles d'eau qu'elle place chacune sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l'eau commence à bouillir.
Dans la première, elle place une carotte, dans la deuxième un œuf et dans la troisième du café moulu.
Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière.
Elle sort la carotte qu'elle met sur une assiette.
Elle fait de même pour l'œuf.
Quand au café, elle le verse café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle lui demande de toucher la carotte que celle-ci trouve toute molle, de peller l'œuf devenu dur et de le couper en 2,de boire un peu de café une fois passé dans un filtre.
La fille demanda alors : "Qu'est-ce que ça veut dire maman ?"
Sa mère lui explique que chaque denrée avait fait face à la même eau bouillante mais que chacune avait réagit différemment.
La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l'eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.
L'œuf était fragile avec l'intérieur fluide. Mais après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur.
Le café moulu a réagi de façon unique. Après avoir été dans l'eau bouillante, il a changé le goût de l'eau.
"Laquelle de ces denrées es-tu ?" demande la mère à sa fille. "Lorsque l'adversité ou l'épreuve frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ?"
Penses-y :
- Suis-je la carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l'épreuve devient molle et perd sa force ?
- Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable mais change avec les problèmes au point de devenir inflexible et dur sous ta coquille, ne plus être réceptif à l'amour ou conseil des autres ?
- Ou suis-je comme le café qui change l'eau pour lui donner un goût meilleur et savoureux ?

Comment êtes-vous face à l'épreuve et la difficulté ?
Comme une carotte, un œuf ou un grain de café ?

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Je connais ta misére

Moi, ton Dieu, je connais ta misère, tes combats et les tribulations de ton âme, je connais jusqu'aux infirmités de ton corps. Je sais tes lâchetés, tes péchés, tes défaillances et pourtant je te dis quand même : "Aime-moi tel que tu es". Si tu attends d'être un saint pour te livrer à l'amour, tu n'aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais plus commettre, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, ce n'est pas une raison pour ne pas m'aimer. Aime moi tel que tu es. A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l'abandon, aime moi tel que tu es, je ne désire pas plus que l'amour de ton cœur indigent.

Mon enfant, je désire voir du fond de ta misère, monter l'amour. J'aime en toi jusqu'à ta faiblesse, j'aime l'amour des pauvres, c'est le chant de ton cœur qui m'importe. Qu'ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Je t'ai créé par amour et pour l'amour. Aime, l'amour te fera faire tout le reste sans même que tu y penses, ne cherche qu'à remplir le moment présent de ton amour. Aujourd'hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, moi le Seigneur des seigneurs, je frappe doucement et j'attends, hâte toi de m'ouvrir, et n'invoque pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser, ce serait de te voir douter de mon amour pour toi.

Pense à moi à chaque instant de ta vie, et ne pose pas l'action la plus insignifiante, pour un autre motif que l'amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force, tu m'as donné l'amour, je te donnerai d'aimer au delà de ce que tu as pu rêver. Mais souvient toi, aime moi tel que tu es, n'attends pas d'être un saint pour te livrer à l'amour, sinon, tu n'aimeras jamais.
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C'est moi l'artiste

C'est moi l'artiste, dit Dieu.
Tu es mon vase d'argile ! C'est moi qui t'ai modelé, façonné,
Une merveille au creux de ma main.
Tu n’es pas encore achevé, tu es en train de prendre la "forme" de mon Fils.
Voici que tu te désoles et que tu désespères
Parce que tu as pris quelques fêlures au contact des autres.
Tu t'es heurté, tu as été ébréché
Tu as même pu tomber par terre, te briser et tomber en mille morceaux
Fêlures, éraflures, lézardes, brisures, cassures, ratures...
N'oublie pas, c'est ta condition de vase.

Si je t'avais rangé dans un placard à vaisselle
Tu ne connaîtrais pas ces heurts de la vie
Mais tu ne servirais à rien ni à personne, tu serais un vase inutile !
Moi, dit Dieu, j'aime les vieux vases, un peu usés, un peu ébréchés.
Ils ont toute une histoire, et toi, tu voudrais être lisse comme un nouveau-né ?
Je te connais, ô toi que j'ai façonné, pétri avec tant d'amour
Je ne voudrais pas que tu te désoles de tes ratées
Tu es fait de boue et de lumière, tu es fait pour servir !
A ne regarder que tes failles, tes faiblesses et tes chutes
Tu te centres encore trop sur toi-même
Et tu restes prisonnier de tes failles !

C'est moi l'Artiste et je m'y connais dans l'art de reprendre un vase. Laisse-toi faire !
Avec mes doigts d’artiste, j'arrive toujours à rendre plus beau ce qui n'était que fêlure, brisure, cassure.
Je suis l’Esprit Créateur, ne l'oublie pas. Je crée ! Je mets la vie ! Je donne le souffle !
Je suis l’Artiste ! C'est moi qui moule, qui pétris, qui donne la "forme"
Toi, mon vase d'argile, Viens te glisser au creux de mes mains paternelles et maternelles
Laisse-toi pétrir entre mes doigts d'artiste.
Abandonne-toi longuement à mon travail de potier.
Expose-moi tes fêlures, tes brisures, tes cassures ! J'aime faire du neuf, j'aime te regarder
Voici que je te réchauffe, ô toi mon argile
A force de te pétrir, je te communique ma chaleur, ma sueur,
mon souffle, mon intimité, ma chaude tendresse.

C'est moi l'Artiste, viens et n'aie plus peur.
Chaque fois que tu retombes dans ces fautes que tu ne voudrais pas commettre
Je te dis : Le pardon est là !
Viens et continuons ensemble
J’aime te regarder, voir les efforts que tu fais et tout le mal que tu te donnes.
J'en éprouve grande joie et tu réjouis mon cœur
Je vois combien tu te transformes.
A l'abri de tes regards Je te modèle
A l'image du Fils bien-Aimé

Tout ce que je te demande
C'est de venir toujours et à nouveau après chaque chute
Entre mes mains pour me donner la joie de te remodeler.
Allons, n'aie pas peur
C'est moi l'Artiste
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Les 10 Commandements de la Réconciliation

1- Nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes et avec joie.

2- Prendre en compte ce que nous avons reçu plutôt que ce qui nous manque.

3- Remercier plutôt que de se plaindre.

4- Dire du bien des autres et le dire à haute voix.

5- Ne jamais se comparer aux autres : une telle comparaison ne conduit qu'à l'orgueil, et à la désespérance, sans rendre heureux.

6- Vivre dans la vérité sans craindre d'appeler bien ce qui est bien et mal ce qui est mal.

7- Résoudre les conflits par le dialogue et non par la force : garder en soi les rancœurs ne peut qu'enfermer dans la tristesse.

8- Dans ce dialogue, commencer avec ce qui rassemble, et n'aborder qu'après ce qui divise.

9- Faire le premier pas de la réconciliation avant le soir.

10- Etre persuadé que pardonner est plus important que le fait d'avoir raison.

Cardinal Danneels
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lundi 1 août 2011

Retraite des jeunes 13-17 ans Juillet 2011 Foyer de charité



L’idée est de vivre l’Eglise autrement, de prendre le temps de prier mais aussi de vivre un temps fraternel joyeux et heureux, tout en se formant.

Le thème « Qui suis-je ? » permet aux jeunes de mieux se découvrir et se recevoir. C’est en se connaissant mieux que l’on peut plus facilement s’ouvrir aux autres et s’engager plus tard. L’année dernière il s’agissait de se découvrir dans le présent, dans son identité. Les intervenants on essayé de répondre aux questions comme : qu’est-ce qui fait ma spécificité d’être humain ? Qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme ? Pourquoi suis-je un homme plutôt qu’une femme et inversement ? Quelles sont les particularités des actes humains ? Que faire avec mon affectivité ?
Cette année, le « Qui suis-je ? » a été abordé sous l’angle du passé :
C’est ainsi 93 jeunes du diocèse qui ont passé 3 jours ensemble au foyer de charité de Trinité pour aborder la question : « D’où viens-je ? ». Savoir que l’on n’est pas né par hasard et que nous avons à recevoir tout un passé et des traditions à transmettre.





Pour cela, les questions suivantes ont été abordées : Quel est mon héritage spirituel ? Quel est mon héritage familial ? Quel est mon héritage anthropologique, le passé de mon peuple ? D’où je viens physiologiquement et biologiquement ?


Nous avons débuté la retraite en contemplant la création à travers un levé de soleil. Pour cela les jeunes ont dû fournir un petit effort pour se réveiller à 4h 30 du matin. C’était beau et le soleil était au rendez-vous. Cet effort a amené les jeunes à se décentrer d’eux même pour rencontrer Dieu dans sa création. Tous étaient debout pour 4h30, un vrai défit qu’ils ont relevé. Chapeau !!!
Au cours de cette retraite les Pères: Jean-Michel Monconthour et Hugues Lafine, le docteur Farys (addictologue) et Mr Allaguy-Sallachy Tony (psychologue) sont intervenus.
Le Père Monconthour nous a fait réfléchir et apprendre à rendre compte de notre origine et notre identité comme peuple chargé d’une histoire riche.
Le Père Hugues Lafine quant à lui nous a fait réfléchir sur la question de l’identité à partir de la bible, particulièrement à partir du récit de la Genèse. Dieu nous précède. Ce n’est pas nous qui le cherchons, mais c’est plutôt lui qui nous cherche !
Le docteur Farys nous a expliqué le véritable sens du mot Amour, mot qui est aujourd’hui banalisé. Cet amour précède le don de la vie biologique. Le premier acte d’amour est bien celui du don de Dieu ! Mr Allaguy-Sallachy lui nous a montré comment s’accepter tel que nous sommes en tenant compte de notre passé personnel, familial. Il ne faut pas s’y enfermer. Mais pour se construire il faut aller de l’avant afin d’être les hommes et les femmes de demain.
A travers tous ces intervenants les jeunes ont pu trouver des réponses à certaines questions qu’ils se posaient. C’était l’aspect formation ! Mais, au cours de ces quelques jours, les jeunes ont pu s’exprimer et révéler leurs talents dans les différents ateliers proposés. Il y avait du gospel, du rap, du slam, de l’art gestuel et du théâtre. Le but de ces ateliers n’était pas de chercher la perfection, mais d’aller jusqu’au bout d’un projet : être fidèle à sa parole, se dépasser et partager les grâces que chacun a reçu de Dieu. Avec tout cela, match de foot et grand jeu de nuit ont ponctué ce temps de retraite. Une nuit, des fantômes ont même visité le camp !!! Brrr ! Nous avons eu peur, mais le Seigneur était là pour nous rassurer. Ouf !
Ces trois jours se sont passés dans la joie et la bonne humeur. Pleurs et échanges d’adresses ont émaillé les aurevoirs du jeudi 14 juillet. Déjà !
Les jeunes ont chaleureusement remercié les 23 animateurs qui les ont accompagnés tout au long de cette retraite qui a aussi eu son temps de repas silence religieux. Eh oui, les jeunes sont capables de s’amuser et aussi d’être très sérieux.
Bravo à eux, bravo aux animateurs.




Nous t’invitons à regarder le diaporama qui fait un rétrospective de cette retraite !!! Attention aux photos surprises.







A l’année prochaine pour le troisième volet du « Qui suis-je ? ». Cette fois, nous verrons devant nous avec la question « et où je vais ? ».
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Retraite des ados



> Retraite des vocations du 11 juillet au 14 juillet 2011 au Foyer de charité (Trinité)

Chaque année, le service des vocations organise une retraite pour les jeunes. Jusqu’en 2009, cette retraite était ouverte aux jeunes de 18 à 35 ans. Sans être une retraite de discernement à proprement parler, elle permettait de prendre du temps pour Dieu et de recevoir quelques clés afin de répondre à l’appel de Dieu. Nous sommes tous appelés par Dieu, de par notre baptême. Mais la question est de savoir quel état de vie choisir pour déployer son baptême. Depuis 2010, le service des vocations réserve cette retraite du mois de juillet aux plus jeunes. Il s’agit des 13-17 ans. Beaucoup de personnes, y compris des jeunes de plus de 18 ans regrettent la retraite des vocations des majeurs. Mais, pour l’instant, nous nous sommes réservés aux adolescents.
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jeudi 16 juin 2011

Repas de charité au Foyer Dominique SAVIO

Le père Jean-Max RENARD, délégué de l’évêque aux vocations, responsable du Foyer vocationnel Dominique SAVIO et les jeunes ont organisé le 22 mai dernier, dans les jardins du Foyer situé à Redoute (Fort de France), un repas de charité : une journée comme « AN TAN LON TAN ».
La date du 22 mai parait appropriée pour revivre la tradition de notre Martinique AN TAN LONTAN, autour d’un repas, réalisé à partir des produits du terroir. C’est déjà la troisième édition de cette manifestation.

Le but de ces rencontres est de vivre l’Eglise autrement, dans la joie, la fraternité et la détente, hors d’une célébration liturgique. Cette manifestation a aussi pour but de soutenir l’œuvre des vocations, de financer l’aménagement de la chapelle et les réparations du foyer vocationnel et du centre d’accueil «Dom Bosco ».

Cette année l’accent portait sur une exposition d’objets d’antan, d’habits liturgiques anciens et la mise en scène de l’évolution des objets d’hier et d’aujourd’hui autour de l’EAU.
Sous les chapiteaux implantés dans le jardin, les paroisses étaient fortement représentées et pour la circonstance, les invités ont joué le jeu d’être en tenue traditionnelle. Cela donnait à l’assemblée du charme et des couleurs. La joie, l’ambiance conviviale, la détente et la fraternité étaient au rendez-vous dans un cadre champêtre des plus enchanteurs !

Entre 12h et 17h, la journée a été ponctuée de :
  • Un temps de prières.
  • Un temps de louange animé par la Communauté de l’Emmanuel.
  • Un défilé de jeunes et adultes en tenues traditionnelles a permis aux anciens de revivre les codes et costumes d’antan ; les plus jeunes ont découvert, à travers ces tenues, la vie des aïeux.
  • Le conteur Jocelyn REGINA, conseiller général du canton, nous a fait la joie d’une visite. Avec sa verve habituelle, il a réjoui les uns et les autres.
  • L’animation musicale était merveilleusement assurée par le groupe « KAN AN MIEL » sous la direction de monsieur Emile TANIC. Bénévolement, ce groupe nous a partagé ses talents et n’a pas laissé insensible les cœurs et les reins !
  • En fin de journée, un pain de vie et un petit présent étaient remis à chacun en souvenir de ce voyage dans un passé, bien présent.

Il convient de rappeler, que le foyer vocationnel Dominique SAVIO accueille des jeunes en questionnement. Ce foyer offre un cadre de vie et de formation pour la croissance intellectuelle, humaine, pastorale et spirituelle des garçons désireux mieux se connaître et découvrir l’appel du Seigneur. Tout comme Jésus, ces jeunes se laissent toucher par Dieu et par notre humanité qui a tant besoin de l’Amour de Dieu.
Au cours d’une à trois années, tout en continuant leur travail, études et autres engagements dans le monde, ces jeunes prennent le temps de se former et réfléchir à leur vocation. Ils se préparent ainsi à devenir des adultes et à répondre de leur espérance devant Dieu et devant les hommes. A la fin du temps nécessaire (une à trois années), certains de ces jeunes poursuivent leur route au grand séminaire en vue d’être prêtres, d’autres vivent une consécration religieuse, d’autres deviennent de bons pères de famille.
Cette année, en Martinique ils sont 4 à vivre cette expérience.

Ainsi, le foyer Dominique SAVIO est prêt à vous accueillir !

Ce foyer, qui existe depuis plusieurs décennies en Martinique a subi plusieurs transformations. Grâce à l’aide de chacun, des travaux ont pu être réalisés et restent encore à faire.

Le Père Jean-Max RENARD et les jeunes du foyer remercient tous ceux qui ont participé à la réussite de cette journée, M. le Maire de la Ville de Fort de France et son personnel, le Conseiller Général du quartier, toutes les entreprises qui ont participé aux dons. Un grand merci particulier aux Scouts et Guides de la Martinique ainsi qu’aux membres de la Communauté de l’Emmanuel qui ont assuré bénévolement le service des repas, des tables, la logistique et bien d’autres tâches que l’on ne voit pas.

Pour terminer, le jeudi 23 juin 2011 à 18h, au foyer Dominique SAVIO, 17bis, rue de la Retraite, à Redoute, une messe de remerciement sera célébrée aux intentions de tous.»

Frères et sœurs restons en union de prière pour les vocations et soyons vigilants à permettre aux jeunes de pouvoir être heureux en répondant à l’appel de Dieu !

Les cordonnées du Foyer :

Père Jean-Max RENARD
Service Diocésain des Vocations
Foyer Vocationnel Dominique SAVIO
17bis, Rue de la retraite – Redoute - BP 352
97258 FORT DE FRANCE

Tel : 05.96.79.36.32
Email : voc972@hotmail.fr

¤ Monique COCO
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lundi 18 avril 2011

Vwa LÉgliz, rivé !

Après le très apprécié « Bèlè LÉgliz », voici le nouvel album « Vwa LÉgliz » chanté par sept prêtres de notre île : Père Pierre Henderson, Père Jean-Michel Monconthour, Père Alain Ransay, Père Patrick Alexis Phanor, Père Hugues Lafine, Père David Rondof et Père Wilfried Bannais.

On y retrouve dix belles compostions créoles :
  1. Psome 62
  2. Mi Dié Ô Dié Sen
  3. An Sel Tjè An Sèl Pep
  4. Ô Dondjé Avan Mwen Mô
  5. An Nonm Té Ni Dé Ich
  6. Gadé Manman Nou, Gadé Papa Nou
  7. Ko É San
  8. Litani
  9. Kantik Danyel
  10. Glorya

A écouter absolument !
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samedi 9 avril 2011

Assumer son Passé pour Mieux Etre à l’Avenir

L’appel « Tu portes des culpabilités de ton passé, voire même de ton présent, viens donc prendre le temps d’apprendre à réfléchir et à écouter la voix du Seigneur, à te laisser pardonner et guérir, à décider d’être mieux ! »
Tout comme les garçons le 23 janvier 2011, ce fut au tour des filles de se réunir au Foyer Dominique SAVIO de Redoute, le 20 février 2011.

Odile des Anses-d’Arlet (33ans) a bien voulu nous relater cette journée organisée par le Service des Vocations.

Odile : " Cette rencontre a été un moment de partage en plusieurs points.
  • La projection du film « Precious » m’a véritablement choqué car on pouvait toucher du doigt la souffrance éprouvée par une adolescente noire de 16 ans vivant à Harlem qui est victime d’inceste et de violence de sa mère. A la suite de ce drame, deux enfants verront le jour.
  • Le débat qui a suivi, a montré que nous avions chacune été très sensible à cette souffrance de Precious L'’intervenant, Fred GALVA, psychologue, a réveillé les consciences en mettant en lumière le côté réaliste, « actuel » de ces faits. Ce film est d’ailleurs une autobiographie.
  • Le partage de la parole avec le Père Jean-Max RENARD, délégué de l’Evêque, a mis en avant le fait qu’il faut assumer son passé pour mieux être à l’avenir. En d’autres termes, nous ne pouvons créer un avenir en mettant de côté notre passé car le plus souvent c’est l’expérience du passé qui nous fortifie.


Quant au cadre, il était agréable. Nous étions dans un petit coin de verdure à l’abri du bruit, en compagnie de Sr Mathilde de Saint-Paul de Chartres, Sr Paule-Marie de Saint-Joseph de Cluny, Gisèle du Foyer de Charité de Trinité, et Denise.
Nous n’avons pas vu passer le temps !!
Cette rencontre a permis de créer des liens entre nous.

C’est une expérience à renouveler plus souvent. "
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jeudi 7 avril 2011

Fraternité des petites sœurs de Jésus

Origine
La Fraternité des Petites Sœurs de Jésus fondée par Petite Sœur Magdeleine de Jésus le 8 septembre 1939 s’inscrit dans la spiritualité du Père Charles de Foucault qui peut se résumer ainsi : l’Evangile vécu dans la pauvreté totale, la vie toute ordinaire de Jésus à Nazareth et son amour toujours présent dans l’Eucharistie. Dans une lettre à un ami, Charles de Foucault écrivait :

«L’amour est inséparable de l’imitation, J’ai perdu mon cœur pour ce Jésus de Nazareth crucifié il y a 1900 ans et je passe ma vie à chercher à l’imiter autant que le peut ma faiblesse ».

Charisme et objectif
Nous sommes des contemplatives dans le monde appelées à imiter Jésus dans son mystère de Bethléem et de Nazareth.
Nous vivons pauvres parmi les pauvres, partageant leur condition sociale, la dureté de vie du travail manuel pour vivre
Notre contemplation est nourrie par Jésus Vivant :
  • Pain de Vie dans l’Eucharistie, adoré silencieusement.
  • Parole Vivante dans l’Evangile médité chaque jour.
  • Présent dans chaque personne rencontrée et Présent dans l’Eglise.
Notre objectif est de témoigner de cet amour de Jésus par toute notre vie.

Apostolat et présence dans le monde
Notre Apostolat est celui de la bonté, de l’amitié, du respect pour les plus petits, les plus délaissés.
Au moment de notre fondation nous vivions uniquement dans le monde musulman surtout parmi les nomades du Sahara.
En 1946 notre fondatrice a compris que notre vocation pouvait se vivre dans le monde entier. Elle a fait alors un grand tour du monde en y plantant des petites fraternités dans une grande confiance au Seigneur.
Elle dit : « Le Seigneur m’a prise par la main et aveuglément j’ai suivi… ».
Nous avons été poussées en priorité vers les nomades, les minorités moins accessibles, oubliées ou méprisées : les Gitans, les Forains, les Aborigènes d’Australie, les Indiens Tapirapés au Brésil, les Esquimaux en Alaska, les Pygmés au Cameroun, l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid…
Actuellement il y a des Petites Sœurs proches des malades du sida et des jeunes de la rue .
Des Petites Sœurs sont nées dans tous ces pays, spécialement en Afrique et en Asie, tandis que les Petites de France et d’Europe nombreuses au début qui étaient allées fonder ont vieilli et ont laissé la place aux Petites Sœurs autochtones.
Nous sommes de 67 nationalités réparties en 72 pays.

Présence en Martinique
Chapelle des Petites Soeurs au Carbet
C’est en 1955 qu’une Fraternité a été fondée au Carbet au milieu des marins pêcheurs. De 1974 à 1987 nous avons eu aussi une petite fraternité à Fort-de-France au quartier Morne Abella puis à Rive Droite en plein milieu populaire.
Actuellement nous sommes toujours au Carbet une petite communauté de 4 Petites Sœurs.
Nous continuons à vivre pleinement notre mission de témoignage, par la présence et l’amitié.
Notre fraternité est toujours ouverte pour l’accueil, le partage ou la prière dans notre petit oratoire.

Formation
Actuellement il y a des postulantes et des novices en formation en Afrique, en Asie et en Europe.

Petite Sœur Gisèle témoigne :
" Ce qui m’a frappée quand j’ai pris contact pour la première fois avec les Petites Sœurs de Jésus, c’est leur accueil fraternel et leur esprit d’unité entre races, cultures, classes et âges, cela m’a confortée dans ma réponse à l’appel du Seigneur, et aussi leur prédilection vers les plus pauvres.
Je suis donc rentrée assez vite et ma première embauche fut dans les bananeraies du Carbet où tant de mères de familles trouvaient leur subsistance.
Puis ce fut le temps de formation au Noviciat d’Aix en Provence où nous étions 25 de nationalités diverses.
Après ce temps de formation, c’était le retour au pays avec la vie toute ordinaire de Jésus à Nazareth dans notre insertion au milieu des marins pêcheurs où nous allions chaque matin tirer la senne avec nos voisins. "

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Nous contacter :
Petite Sœur Thérèse Eugénie :
e mail : ps.martinque@yahoo.fr
Tel : 0596 78 00 70

Vidéo sur L’Espérance :

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samedi 12 mars 2011

Bébé-médicament ?

Dans le brouhaha de l’actualité politique et économique, certaines informations peuvent se fondre dans la masse et passer (presque) inaperçues aux yeux du grand public. Pourtant, ces sujets sont parfois à l’origine de débats éthiques intenses.
Suite à la naissance du premier "bébé-médicament" en France, nous vous proposons quelques réactions qui éclairent le point de vue chrétien à propos de cet évènement. Rappelons qu’un bébé-médicament est un enfant conçu en deuxième couche dans le but de guérir un frère ou une sœur aîné(e) souffrant d’une maladie. La conception est assistée d’une sélection d’un embryon sain génétiquement compatible avec son aîné.

Bonne lecture et bonne réflexion !

> Article 1 :
http://www.zenit.org/article-26918?l=french

> Article 2 :
http://www.adv.org/lactualite-de-lalliance/communiques/detail/archive/2011/fevrier002/article/bebe-medicament-ce-que-cache-le-coup-publicitaire/

Extrait du premier article :
L’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, a dénoncé "l’instrumentalisation d’un être humain au service des autres". De son côté, Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien Démocrate, a déclaré : "En tant que tel, il [l’enfant] se posera toujours la question de savoir : est-ce que, véritablement, j’ai été voulu pour moi-même ? [...] Il y a une instrumentalisation, une sélection des embryons, ça me rappelle un certain nombre de philosophies eugéniques. On a franchi un pas extrêmement grave".

Extrait du deuxième article :
Tout cela est d’autant plus contestable qu’il existe une alternative éthique et démocratique à ces manipulations : l’utilisation du sang de cordon puisé dans le stock français et international existant.
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jeudi 10 mars 2011

Retraite de Carême sur Internet ...

Vivre une retraite via Internet, c’est possible depuis 2003 !
Ce cheminement est proposé gratuitement par des frères Dominicains de Lille.
La Retraite dans la Ville se déroule durant les 40 jours précédant Pâques
et invite à se donner du temps pour faire le point sur son existence,
pour se poser les questions essentielles,
pour chercher Dieu.

La Retraite dans la ville, c’est donc
  • des méditations quotidiennes envoyées par mail ;
  • la prière chantée tous les jours par les frères Dominicains en podcast ;
  • un accompagnement personnel pour poser toutes ses questions ;
  • un blog pour partager et échanger ;
  • un lieu pour déposer des intentions de prières.

Mais aussi,
  • sur smartphone : où que vous soyez, accédez à tous les contenus ;
  • un concours de photos : envoyez votre regard en photo sur l’Evangile ;
  • sur Facebook, Twitter, et en podcast.

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samedi 5 mars 2011

Regards chrétiens sur le carnaval

Le carnaval est à notre porte. Il nous sollicite depuis bientôt 2 mois. Comment allons-nous prendre part à la fête ? Comme le montrent ces quelques opinions, les avis divergent mais parlent aussi de nostalgie. Que sera donc le carnaval 2011 pour les jeunes Chrétiens que nous sommes.

Surya du Lamentin, 20 ans, 2ème année d’école d’infirmière en Métropole :
Pour moi, le carnaval n'est rien de plus qu'un prétexte utilisé par certains pour faire des choses qu'ils n'oseraient pas faire dans la vie de tous les jours. Je me souviens que dans mon enfance, ma mère m'avait emmené voir brûler le fameux "Vaval". Alors que je n'avais qu'environ 7 ans, je me souviens de ce jour car il y a eu un meurtre. J'ai encore le souvenir d'un jeune qui se vidait de son sang. Ce qui m'a le plus choquée, c'est que ma main que j'avais par mégarde laissée traîner sur le vieux pont du carrefour Mahault était remplie du sang de ce jeune homme que j'ai vu mourir. Cette scène m'a laissée un mauvais souvenir du carnaval.

Eric du Lamentin, 33 ans, assistant d’études :
Le carnaval est un espace dans le temps qui se prépare et que l'on aménage pour échanger du bonheur. Ce bonheur aussi éphémère qu'il soit s'adresse à tout un chacun quelque soit ses origines et sa condition sociale.
On peut être soit même, quelqu'un d'autre ou devenir tout le monde.
La qualité du spectacle et l'émotion suscitée auprès des spectateurs et carnavaliers sont liés.
Pour vivre un bon carnaval, il faut des participants, quelque qu'ils soient, de qualité. Il convient donc d'être vigilant sur :
 - sa lucidité : toujours rester maître de sa personne et de son comportement (pas besoin d'alcool, de drogue ou autre euphorisant...)
 - sa tenue : les déguisements les plus beaux sont les plus couvrants (il faut garder sa nudité au placard).
Le carnaval est une fête populaire, touristique, ouverte à tous. Les dérives d'année en année conduisent déjà dans certaines communes à l'annulation de manifestations. Chacun doit donner l'exemple.

Linda de Sainte-Luce, 38 ans, formatrice :
Détachement, recueillement, réflexion, introspection, regroupement et partage avec d'autres Chrétiens pour mieux appréhender le Carême, prière ....

Xavier de Sainte-Luce :
Le carnaval représente un moment de vacances, particulièrement de repos. En d’autres termes, je ne cherche ni à participer, ni à regarder ce qu’il en est. Je fais en sorte de me retrouver loin des manifestations carnavalesques. Le carnaval ne m’a jamais intéressé.

Temps de repos, pour Xavier, de préparation au Carême pour Linda, mauvais souvenir pour Surya, moment de bonheur pour Eric, le carnaval ne laisse pas indifférent. Indépendamment de l’usage qui en est fait, c’est d’abord un temps dont on dispose librement, donc un espace de liberté.
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Un temps de l'année

Le carnaval s’inscrit dans un cycle annuel, à un moment précis du calendrier, entre la Présentation du Seigneur au Temple (fêtée le 2 février et communément appelée Chandeleur) et le Carême dont il précède le début. Ceci implique que le carnaval ne coïncide pas avec Noël comme on le voit de plus en plus. Pourtant, chaque année, nous nous habituons à chanter Noël sur des airs de carnaval. En outre, des groupes à pied reprennent leurs activités le jour de l’Epiphanie alors que les Chrétiens sont encore dans le temps de Noël. Cet amalgame des 2 fêtes enlève à chacune sa finalité.

Quand on sait le temps de préparation aux fêtes pascales que constitue le Carême – malheureusement plutôt vécu comme un moment de tristesse et non de retraite avec le Seigneur - on comprend mieux qu’il s’ouvre après les festivités du carnaval. En effet, n’ayant pas tous les mêmes aptitudes, la même endurance dans l’effort, le carnaval est une petite réserve de réjouissances que nous faisons avant d’aborder la route du Carême qui nous conduira à Pâques. On peut donc parler de 3 jours de liesse (ou même 4 jours si on tient compte du mercredi) pour aborder 40 jours de retraite.

Notre société tend à faire du carnaval le temps de toutes les permissivités ; ce serait même sa caractéristique principale. Notons cependant que c’est une spécificité martiniquaise puisque qu’en Guadeloupe notamment, les carnavaliers doivent respecter des règles telles que l’inscription dans un groupe, la souscription d’une assurance, etc. Du coup, les « groupes malpropres » qui déferlent dans nos rues n’existent pratiquement pas ailleurs. Certes, ils ont l’avantage de permettre à tous, sans aucune condition, de participer à la parade et à nos chers vidés, mais ils sont également le lieu de bien des dérives. Et parce qu’il a compris ce que doit être le carnaval pour lui (une bouffée d’air avant la montée vers Pâques), le jeune Chrétien peut mieux discerner le sens à donner à ces jours de fête. Il est alors en mesure d’entendre les paroles de l’apôtre Paul aux Romains : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » (Romains 12, 1-2).
Dans son témoignage, Eric qui apprécie ces instants de fête exprime clairement son inquiétude quant à la tournure du carnaval et sonne l’alarme. Il est du ressort de chacun de faire en sorte que la joie soit encore au rendez-vous en se respectant et en respectant l’autre.
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Un espace de liberté

Pour beaucoup, le carnaval signifie liberté et comme disait Surya, au nom de cette liberté, tout et n’importe quoi est possible. Qui dit liberté, dit aussi choix à poser. Ainsi, face à cette liberté décrétée par notre société, le jeune Chrétien se trouve à la croisée de chemins. Quelle route va-t-il alors prendre ? Devant pareilles interrogations,
  • il doit se souvenir qu’il est d’abord un baptisé et donc qu’il a en lui l’Esprit Saint : est-ce que, par exemple, la liberté affichée par les chants, danses, déguisements à connotation pornographique est inspirée par l’Esprit Saint ? « Ne le savez-vous pas : votre corps est un temple de l’Esprit Saint, qui est en vous, venu de Dieu, et vous ne vous appartenez pas. » (1 Corinthiens 6, 19)
  • il doit se souvenir qu’il est enfant de Dieu, créé à son image : tous les costumes, en particulier ceux du mardi gras, honorent-ils cette grâce ? « Vous avez été achetés si cher ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. » (1 Corinthiens 6, 20)
  • il doit se souvenir que tout son être a vocation à louer le Seigneur : est-il concevable que ces mêmes lèvres qui prient et rendent grâce au Seigneur puissent être l’instrument d’injures et de chants obscènes ?
Voilà quelques questions pour réfléchir à la façon dont nous vivrons ce carnaval 2011. Non seulement une réflexion s’impose, mais surtout il faudra veiller à y apporter des réponses qui plaisent au Seigneur. En effet, certains Chrétiens conçoivent de se laisser aller à la vulgarité et aux obscénités dès lors que le vidé ne se trouve pas à proximité d’une église. A croire que pendant le carnaval le Seigneur est emprisonné dans les églises et n’a aucune vue sur ce qui se passe dans les rues !

Par ailleurs, des soirées sont organisées sous des thèmes indignes de baptisés. Or, force est de constater que c’est précisément ces thèmes qui font leur succès. Qui donc va à ces soirées ? Et qui sont ceux qui en repartent ivres ou s’y montrent violents, quelquefois jusqu’à tuer ?

Enfin, outre le fait que notre département détienne le triste record des avortements, les grossesses et les avortements chez les jeunes filles culminent dans les mois qui suivent le carnaval.
Le témoignage qui suit confirme encore le ressenti d’Eric et interpelle sur le plan spirituel mais aussi sur le plan socio-économique.

Marie-Eve de Fort-de-France, 23 ans :
Depuis l'âge de 6 ans j'ai été immergée dans le monde du carnaval avec ma sœur de 13 ans mon ainée. En effet, chaque année nous défilions avec un groupe. Et ce fut ainsi jusqu'à mes 10 ans. J'aimais beaucoup ça. J'aimais l'originalité des costumes de mon groupe, mais aussi celui des autres. Il y avait beaucoup de recherches, de couleurs et l'ambiance était bon enfant si je puis dire.
Mais au fil des années, j'ai constaté que le carnaval n'était plus ce qu'il était. En effet, les chants comme "Voici le loup", "Kannaval à gogo", etc, ont laissé place aux injures, aux jurons et à la pornographie. Les beaux déguisements riches en couleur et affirmations de la culture martiniquaise ont laissé place à des tenues qui laissent voir les parties les plus intimes du corps. La vulgarité et la violence ont remplacé la convivialité, et tout ça semble normal pour tout le monde. Il n'y a plus aucun respect pour les gens qui regardent. On oublie même la présence des enfants qui répètent et reproduisent tout ce qu'ils entendent.
Or, les parades sont souvent télédiffusées et pas seulement en Martinique. Quelle belle impression de la Martinique pour les étrangers!!! Rien à voir avec le carnaval de Rio ou même de Trinidad and Tobago. Je trouve encore plus dommage que les Chrétiens ne cherchent pas à se démarquer des autres et ce sont ces mêmes personnes qui vont à la messe le dimanche qui paradent dans les rues presque nues en injuriant.
Le carnaval n'est pas une mauvaise chose en soi, mais c'est ce que nous en faisons avec toutes nos dérives et nos abus qui en font ce qu'il est devenu aujourd'hui. Je vais au carnaval, mais depuis bientôt 10 ans je ne parade plus dans les rues. Je regarde avec ma mère et je fais attention à ce que je porte. Etre déguisé ne signifie pas être nu. N'oublions pas durant ce temps de carnaval que nous sommes des Chrétiens baptisés, que notre corps est le temple du Saint-Esprit et que nous devons le respecter.

Le carnaval étant un moment de liberté, comme Linda, des Chrétiens tendent à profiter de ces jours pour vivre une retraite, ou comme Xavier pour se reposer. A chacun sa formule pour occuper ce temps, l’essentiel étant de rester lié au Christ. L’Eglise n’est pas opposée au carnaval, pas plus qu’aux réjouissances. Elle s’inquiète seulement de voir ses enfants se laisser entraîner sur des sentiers qui ne sont pas ceux du Christ : c’est le cas toutes les fois où le Chrétien ne se tourne pas vers le Seigneur avant d’agir. Aussi, « quoi que vous fassiez, que vous parliez ou que vous agissiez, faites-le toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, rendant grâces par lui à Dieu le Père. » (Colossiens 3, 17)


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Les stars du carnaval

Contrairement au carnaval qui est organisé dans d’autres pays du monde et qui prend fin le mardi gras, une des particularités du carnaval de Martinique, Guadeloupe et Guyane est qu’il se prolonge le Mercredi des Cendres. Les cendres sont donc exceptionnellement imposées dans les églises le vendredi qui suit.
Le Carnaval martiniquais se distingue par une spontanéité créatrice qui est d’essence populaire. Chaque année, se manifeste un renouvellement vital qui caractérise l’effervescence de l’imaginaire du peuple. Ce sont les quartiers, les communes, les regroupements conviviaux qui engendrent, composent et imposent les thèmes du carnaval. De ce point de vue, le Carnaval martiniquais n’a rien à voir avec ceux du Brésil et de Trinidad plus somptueux, mais incontestablement peut-être moins créatifs. Il s’agit de se livrer en toute liberté à une fête authentique.

Les déguisements et travestis des reines ou des groupes costumés montrent la grande liberté populaire et les capacités d'invention des carnavaliers, mais la population respecte le principe unificateur du mariage burlesque (lundi gras), de la journée en rouge (mardi gras) et de la journée noir et blanc (mercredi des cendres).
Dans les années 50, 60 et 70, les « chars » (chars carnavalesques, dont les décors sont montés sur des camion. Ils sont réalisés par des décorateurs et artisans et portent un thème que les suiveurs à pied illustrent par leurs costumes. La plupart du temps ils sont sonorisés) occupaient les rues de la capitale. Mais ils ont été supplantés depuis par des orchestres de rues évoluant à pied, ce qui permet d’admirer les costumes des musiciens et la chorégraphie des danseurs qui animent ces groupes.

Des scènes et des personnages traditionnels ou plus récents
Les déguisements les plus anciens portent la marque de la fusion culturelle qui permet à notre carnaval de développer son identité dès les premiers âges: personnages inspirés de l'Afrique, de l' Europe, des métiers ou simplement inspirés de faits ou d'histoires fortes.

> Karolin zié loli (caroline) Qui porte qui ? Costume particulier composé d'une structure en trompe l'œil du déguisement représentant un homme avec pour objectif de donner l'impression qu'il est porté à califourchon par la femme.

> Marian lapofig : Ce personnage est entièrement couvert de feuilles de bananier séchées et son expression dans la rue consiste à tournoyer durant sa déambulation..Figue (fig): c'est aussi en langage créole le nom de la banane à la Martinique. Les feuilles servent à fabriquer une tunique végétale, art africain ancestral qui a traversé l'atlantique avec nos ancêtres. Marian lapofig consitue aussi une synthèse comprenant la réminiscence du montreur d'ours du cirque venu à Saint-Pierre d'avant la catastrophe, qui montrait son animal appellé "Marianne", tournoyant devant son public.

> Diablesse : Lafacadio Hearn et les puristes rappellant l'origine du mot disent guiablesse. A l'origine personnage mythique de l'imaginaire créole développé par les contes, c'est un des acteurs du mercredi des cendres, la "diablesse" est vêtue de noir et blanc, elle agite durant tout le cortège carnavalesque une branche du corossolier, pour bien montrer sa tristesse pour la fin de Vaval, l'effigie qui sera brûlée à la fin des vidés.

> Les mariages burlesques : c’est la transgression et l’inversion organisées en cortège : le mari est, presque systématiquement, une femme et la mariée un homme.

> LesTouloulou : Les témoignages des anciens et les écrits nous rapportent que les Touloulous existaient en Martinique il y a plus d'un siècle. C'est une tradition transférée de Saint-Pierre à la Guyane qui en a remarquablement fait son porte drapeau du carnaval de Cayenne. Ce sont des femmes masquées et entièrement couvertes, méconnaissables qui viennent incognito inviter les hommes à danser durant les fêtes de carnaval.

> Vaval : Effigie principale du carnaval, le VAVAL domine de sa taille, de 3 à 4m, les autres participants dans le circuit des vidés. Il apparaît pour les jours gras, participant à chaque après midi de liesse populaire et sera incinéré devant la foule au soir du mercredi des cendres. En général sur le front de mer de la capitale.

> Bwabwa :Pantin de paille affublé d’un costume puis hissé au bout d’une perche, le bwabwa promené en tête des vidés symbolise en le caricaturant, l’évènement, l’incident ou l’individu le plus impopulaire dans la vie sociale ou politique de la cité.

> Neg gwo siro : Par petits groupes, ils s'enduisent de mélasse et de charbon de bois et en parcourant les rues durant le carnaval, s'amusent à effrayer le public ou font mine des salir les spectateurs. On peut associer à cette pratique des réminiscences de l'esclavage ou le souvenir du noir africain à travers cette pratique et la symbolique qui s'y exprime.

> Hommes d'argile : Depuis 2000, un groupe de jeunes de la commune des Trois Ilets, berceau de la poterie artisanale, a constitué un spectacle vivant de qualité notamment présenté pendant le carnaval, où ils apparaissent dans des parades ou sur podium enduits de terre et s'arrêtant souvent pour offrir des tableaux aux spectateurs. Ils s'appellent les "hommes d' argile".

> Bwadjak : Ce mot à la consonance spéciale désigne les (vieilles) voitures, souvent des épaves, retapées, maquillées, surchargées de jeunes quelquefois pétaradantes, qui constituent l'une des originalités du carnaval martiniquais.
¤ Source : Guide du Carnaval, réalisé par le Comité Martiniquais du Tourisme

Le Carnaval en Martinique est une tradition culturelle qui perdure mais qui, considéré par beaucoup de participants comme un moment et un lieu de défoulement et d’expression de tout ce qui est tabou et interdit, connaît des dérives verbales et visuelles qui ne sont pas à la gloire de Dieu et enlaidissent le spectacle. Il est aussi un reflet de notre société. Et cette même violence qui est présente au quotidien, s’exprime également ces jours-là, ce qui ternit souvent la fête. Le chrétien devant être le levain dans la pâte ne peut pas rejeter cette tradition de notre pays, mais peut y participer sans y perdre son âme (exemple des jeunes de l’Espérance fidèles à cette fête et présentant toujours un char original).
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