Il s'agit du "nom propre" de Dieu. On l'appelle le Tétragramme car il comporte quatre (tétra) lettres (gramme).
Signification : très classiquement, ce nom semble dérivé d'une conjugaison du verbe "être" en hébreu. Lorsque le Seigneur donne son nom à Moïse, il dit (en hébreu) 'èhyèh ashèr 'èhyè. On peut le traduire (et donc l'interpréter) de deux manières très différentes :
- Je suis celui qui est affirmant ainsi que Dieu est l'être par excellence (en contrepoint des idoles qui ne sont rien). Cette interprétation peut être rendue par une déclinaison de tous les temps du verbe être comme on le rencontre dans le livre de l'Apocalypse "Je suis celui qui est, qui était et qui vient".
- Je suis qui je suis interprétant alors ce verset comme le désir de Dieu de ne pas révéler son mystère et de le réduire à ce que les hommes peuvent comprendre de lui.
- Prononciation: dans le Judaïsme, le nom de Dieu est considéré comme particulièrement sacré, à tel point que, pour éviter sa profanation, sa prononciation a été longtemps tenue secrète et réservée au seul Grand Prêtre. Tant et si bien que la prononciation ancienne reste aujourd'hui une énigme.
- Dans la Bible hébraïque, seules les quatre consonnes (YHWH) sont conservées. Les rabbins qui ont codifié la prononciation du texte massorétique ont choisi de ne pas indiquer celle du Tétragramme, et lui ont donné les voyelles du mot "Adonay" qui signifie "Monseigneur". Lorsque on lit la Bible hébraïque, on dit à voix haute "Adonay" chaque fois que l'on rencontre le Tétragramme. La Traduction Oecuménique de Bible (TOB) respecte ce choix en traduisant systématiquement YHWH par Le SEIGNEUR (en capitales)
- Les chercheurs (exégètes, archéologues...) pensent en fait qu'il s'agit de l'interprétation d'un nom archaïque du Dieu d'Israël attesté dans d'autres textes, sous la forme de Yah, Yahô ou Yahû. Beaucoup proposent une reconstitution en Yahvé (ou Yahwéh). C'est le choix des traductions de la Bible de Jérusalem ou d'Osty.
- Certains lecteurs du texte massorétique n'ont toujours pas compris le choix des rabbins et essayent toujours de lire les consonnes de YHWH avec les voyelles d'Adonay. On aboutit à la forme invraisemblable de Jéhovah, dont on est au moins sûr qu'elle n'a jamais réellement existé en Israël...







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